Le patrimoine du village de Saint Jean de Côle

24800 Saint Jean de Côle - Tel ++33 05 53 62 30 21 -
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patrimoine




Château de la Marthonie

Le vieux pont et la maison du meunier, vieux pont roman du XVe s. Curieux par sa silhouette en dos d'âne et ses avant-becs qui avancent dans la rivière, coupant son courant. Couvert de petits galets ronds, il a supporté pendant des générations, le poids des diligences et des chevaux. En effet, pour se rendre de Nontron à Thiviers, la route suivait les collines et traversait la Côle à Saint-Jean, où il eut pendant fort longtemps, le relais de poste.


le pont à dos d'âne sur la Côle

un ensemble architectural remarquable !

Le Château de la Marthonie, du XIIème siècle. Monument classé, situé au coeur même du village, il domine majestueusement la jolie place de Saint Jean. L'un des plus fameux résidents de cette bâtisse fut Mondot de la Marthonie, premier président de la Cour du Parlement de Bordeaux puis à Paris, conseiller de la Reine Mère quand François 1er passa en Italie, Mondot de la Marthonie bâtit également le château de Puyguilhem à Villars.
Pillé par les protestants en 1569, la Marthonie passa par alliance aux Beynac puis aux Beaumont-Beynac qui en sont encore propriétaires. Le château, dont la première construction remonte au XIIème siècle, fut reconstruit au XVème siècle pour remplacer l'ancien brûlé par les Anglais lors des rudes combats de la guerre de Cent ans. Cette construction terminée au XVIème constitue " le vieux château " avec ses tours couronnées de mâchicoulis et de créneaux, avec ses façades percées de fenêtres à meneaux. Au XVIIème siècle, le vieux château fut agrandi perpendiculairement avec une aile plus basse, classique, couverte d'un toit à la Mansard. L'espace resté libre entre la façade orientale et l'aile perpendiculaire a été garni d'un escalier monumental dit " à rampes droites ".

L'église romano-bysantine Saint Jean-Baptiste, du XIIème siècle. Construite à la fin du XIème siècle, vers 1083, sur ordre de Raynaud de Thiviers, alors évêque de Périgueux, l’Eglise de Saint-Jean de Côle, devenue église paroissiale au fil du temps, est en fait l’ancienne église du prieuré. Elle est placée sous le patronage de Saint-Jean Baptiste. La construction Cet édifice, parfaitement orienté, possède un plan insolite, unique en Périgord et peut-être même en France. L’église semble s’organiser en demi-cercle autour de l’abside, puisque la nef est constituée d’une seule travée carrée, surmontée à l’origine d’une coupole. Cette coupole a disparu une première fois pendant les guerres anglaises, puis a été reconstruite, vraisemblablement avec beaucoup de difficultés si l’on en juge par les renforts qui ont été apportés aux piliers d’origine, pour éviter l’écroulement de l’ensemble sous le poids. Possédant un diamètre de 12,60 mètres, cette coupole était la seconde du Périgord, derrière celles de la Cité, à Périgueux, qui mesurent 13 mètres, et avant celles de la cathédrale de St-Front, toujours à Périgueux, qui ne mesurent qu’un peu plus de 11 mètres. On peut ainsi imaginer le poids de cette coupole, construite avec les matériaux relativement lourds de l’époque et reposant sur les quatre piles, écartelées par la poussée de l’édifice, d’autant plus que les chapelles installées dans les grands arcs ont affaibli leur résistance. Visible sur une gravure du XVIIIème siècle, qui est le seul document qui en témoigne, la coupole s’est effondrée en 1787, puis à nouveau en 1860,après sa reconstruction.

Le prieuré avec son cloître, du XIIème siècle. L'évêque de Périgueux, Raynaud de Thiviers, favorise la création du Prieuré, avant de partir en croisade en 1101. Le Prieuré abrite 16 chanoines réguliers résidents de la Règle de Saint Augustin. De plus, il abritait des religieux chargés de paroisses ou de prieurés satellites. Il paraît avoir été assez largement doté de biens ecclésiastiques. En 1192 (bulle adressée au prieur Gui par le pape Célestin III), son domaine couvre l'église de Saint Pierre de Côle, la chapelle de Saint Saturnin de Bruzac, l'église de Saint Front la Rivière, celles de Saint Martin de Fressengeas, de Saint Clément, de Saint Saturnin de Trigonant, de Saint Martin (alors près de Périgueux), de Saint Cessateur hors les murs de Limoges, etc ... et toutes leurs dépendances. Les prieurs de Saint Jean de Côle ont joué un rôle important dans la région :
- religieux
- économique : l'assainissement des terrains
- notarial. 1305 : Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, futur Clément V, y fait étape. En dehors de celà, on ne sait pas grand'chose de l'histoire du prieuré aux XIIIème siècle et début du XIVème. On sait seulement qu'il était prospère et connu bien au-delà de ses dépendances.


Eglise Saint Jean-Baptiste


Prieuré et cloître

Maisons à colombages reconstruites au XIVème s., de la rue du Fond du bourg.
C'est une vieille rue aux toits perchés,
Aux bois usés, aux tuiles dorées,
Au fond du bourg elle est penchée,
Pour qu'en passant vous l'admiriez

Rue du fond du bourg